Histoire
de chercheuse


Andréanne Côté, MD, M.A.
Médecin, chercheuse et professeure
Université de Montréal
Montréal, Qc
Ne pas oublier que derrière chaque patient, se trouve une histoire. Il ne s’agit pas de tout dénouer et de tout comprendre, mais d’être présent et authentique avec la meilleure intention possible.
Une situation qui m’a incitée à faire de la recherche
Je menais ma toute première recherche sur les bienfaits du yoga en oncologie. Je cherchais à savoir si le yoga pouvait améliorer les symptômes des patients atteints d’un cancer. Pour le savoir, j’ai demandé à des patients de suivre des cours de yoga et de remplir, après cette série de cours, un questionnaire qui évaluait l’amélioration de leurs symptômes. Plus tard, j’ai regardé les résultats des questionnaires et j’ai constaté que le yoga n’avait pas apporté aucune amélioration significative pour la plupart des symptômes étudiés! J’étais très déçue… Mais je me suis aperçue qu’en marge des questionnaires, plusieurs patients m’avaient écrit des commentaires sur leur expérience du yoga disant combien le yoga leur avait fait du bien! J’ai alors compris que ce type de questionnaire n’était pas la meilleure méthode pour connaitre les effets du yoga chez ces patients, car les bienfaits qu’ils ressentaient ne s’exprimaient pas par des chiffres ni par le langage médical.
Mes recherches veulent donc répondre aux questions suivantes : Comment améliorer le bien-être global et la qualité de vie des patients? Comment sensibiliser les soignants et les citoyens aux bénéfices des soins palliatifs?
Mes recherches prennent en considération que les situations complexes reposent sur des solutions complexes. La médecine contemporaine, malgré ses grandes avancées, atteint parfois ses limites. La médecine doit donc travailler avec les autres disciplines pour élargir son regard sur la réalité humaine.
Je m’intéresse….
À la spiritualité en fin de vie
Aux thérapies complémentaires à la médecine pour soulager et accompagner les patients
À l’usage de l’art pour apaiser, éduquer et faire réfléchir
Parce que…
La nature humaine et la fin de vie sont très complexes. L’expérience de la maladie est teintée de notre vécu, de nos croyances, de notre culture et affecte notre entourage
L’art nous amène à réfléchir sur nous-même en raison des émotions qu’il peut susciter
